Comité de Soutien à
Bruno Joushomme (CSBJ)

La récupération de l'accident par la belle famille

LA RECUPERATION DE L'ACCIDENT PAR LA BELLE FAMILLE

Quand la famille d'Évelyne apprend son décès, ils n'en sont pas attristés ni inquiets se croyant protégés par le contrat en séparation de biens. Ils se sont retrouvés à déjeuner dans "son" appartement comme s'ils étaient déjà chez eux, à discuter sur les démarches chez le notaire.

Pour eux, la thèse de l'accident, est évidente jusqu'à ce que Bruno leur apprenne l'existence de la donation ; ils diront eux-mêmes qu'ils sont devenus blêmes.

Leur attitude change du tout au tout, elle a osé leur faire ça !!

La mémoire de celle qui avait osé leur faire ce pied de nez va être bien mal traitée.

- Sa famille refuse qu'elle soit enterrée dans le caveau de famille,

- son corps va être exhumé à quatre reprises pour être autopsié,

- aucun membre de la famille n’assistera à l’enterrement, ils se contentent d'envoyer un couple de personnes enregistrer toute la messe de funérailles

- ils vont la traiter "d'alcoolique", les adjectifs pour la décrire ne seront jamais assez violents décrire leur chère disparue (dont la mort coutera 1 franc de dommages intérêts dans l'acte de condamnation, elle ne valait pas plus cher que ça)

Il fallait surtout faire annuler la donation. Or pour cela il fallait qu'il y ait "assassinat".

SI IL Y AVAIT EU UN AUTRE MOYEN D'ANNULER LA DONATION, BRUNO NE SERAIT PAS EN PRISON AUJOURD'HUI.

La différence d'âge va servir de preuve que l'accident était un "assassinat maquillé en accident".

Commence une instruction, à charge, toujours à charge, qui va durer 14 années. Ce qui apparemment oppose Évelyne et Bruno devient la pierre angulaire de toute l'affaire.

Tout ce qui les rapproche va être occulté : leur indépendance par rapport à leur famille, leur intelligence du cœur, leur jeunesse d'esprit, leur projet d'accueil d'enfants en péril qui a motivé leur mariage ...

Une plainte est déposée dès le début du mois de mars 1985. Une enquête est ouverte, à l'insu de Bruno.

Des témoins sont appelés par la police, tous liés de près ou de loin aux parties civiles, la plupart n'avaient jamais rencontré Bruno. Tous vont l'accuser de leur propres turpitudes.

Une première autopsie est ordonnée pour chercher les causes de la mort d'Évelyne. Elle conclut qu'il n'y a pas de traces de violence et que de traces de fumée dans les voies respiratoires prouvent qu'Évelyne est morte asphyxiée.

Des agents de la police judiciaire se déplacent sur les lieux, plus d'un mois après l'accident ... et constatent qu'il n'y a pas de trace de freinage !

Une 2ème autopsie est ordonnée pour chercher la cause d'un énorme trou dans le crâne. Le rapport du médecin légiste mentionne qu'il constate une rupture du larynx précisant qu'il ne peut pas savoir si il y a eu étranglement ou s'il s'agit d'une manipulation du premier médecin légiste : voici venu le prétexte à l'arrestation de Bruno.

Il ne sait rien de ce qui se trame, si ce n'est qu'une plainte a été déposée contre lui. S'il doit quitter Paris, il en prévient la police. On lui répond qu'en cas de besoin, il sera convoqué...

Les seuls contacts avec la famille d'Évelyne, entre l'accident et son arrestation, viennent de Lucien Laborde, le frère qui l'appelle pour lui proposer de lever la plainte en échange de la donation ! Bien entendu, Bruno refuse, ce serait pour lui avouer implicitement ce qu'il n'a pas fait.

Le 6 septembre, soit plus de 6 mois après l'accident, il est arrêté chez sa petite amie, placé en garde à vue avec elle, sa mère, son frère. Pourquoi pas son père ??

Tous seront libérés, tous sauf Bruno qui est placé en détention préventive.

Quelques semaines après, en octobre 1985, la famille d'Évelyne, craignant que l'affaire judiciaire ne puisse aboutir parce qu'ils savent qu'il n'y a pas de preuve à ce qui ne s'est pas passé ? intente une action pour faire annuler la donation. Ils seront déboutés ... ils doivent attendre la fin de l'affaire pénale.


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  • Dates importantes
    • Septembre 1984

      Bruno Joushomme rentre du Liban,iIl est invité chez à passer quelques jours chez Evelyne Laborde, une cousine de sa mère. Tous les deux personnages atypiques, en marge de leur famille, ouverts sur l’action humanitaire, décident d'ouvrir dans la maison d'Evelyne, le Fortin, un centre d'accueil pour enfants éthiopiens en danger

    • Décembre 1984

      Décembre 1984, ils se marient pour faciliter les démarches administratives liées au projet.

    • Janvier 1985

      Evelyne et Bruno signent une donation au dernier survivant, Evelyne écarte ainsi sa famille de son héritage, ce qu'elle voulait depuis longtemps, comme on a retrouvé dans ses écrits.

    • 28 février 1985 : le drame

      L'accident, Evelyne meurt carbonisée dans un accident de voiture

    • 3 mars 1985

      Bruno sort de l'hôpital et se rend à l'appartement où il vivait avec Evlyne. Surprise : la famille d'Evelyne est installée pour le déjeuner dominical. Ils préparent la succession mais coup de théâtre, ils apprennent par Bruno qu'elle et lui ont signé une donation qui les écarte de l'héritage.

    • 6 mars 1985

      La famille d'Evelyne porte plainte contre Bruno Joushomme pour "assassinat" - seul acte pouvant annuler une donation.

    • Septembre 1985

      Bruno, sa compagne, sa mère, son frère sont placés en garde à vue. Il sera incarcéré pendant 14 mois.

    • Novembre 1986 - 1991

      Bruno sort de préventive en novembre 1986, il ne sera plus interrogé par les juges d'instruction successifs avant 1991, soit 4 ans. Il s'inscrit à la fac de Nanterre et rencontre celle avec qui il va partager les 10 prochaines années.

    • Juin 1994

      Bruno se marie avec celle qui partage son combat depuis 8 ans.

    • Octobre 1994

      Naissance de leur fils

    • Novembre 1998

      Rejet du pourvoi en cassation.

    • Décembre 1999

      Rejet du pourvoi en cassation.

    • Mars 2002

      Rejet de requête devant la cour européenne des droits de l'Homme pour motif de forme.

    • Décembre 2006

      Rejet de la 1ère requête en révision

    • Décembre 2007

      Rejet de la 2ème requête en révision.